A Star Is Born

Stefani Germanotta époustouflante de sincérité.

Après une nomination aux Oscars en 2016 pour la musique du film The Hunting Ground, Lady Gaga s’essaie au métier d’acteur, sa première passion. Et c’est plutôt réussi. A Star Is Born est également le premier film de Bradley Cooper en tant que réalisateur. Trois fois nominé aux Oscars entre 2013 et 2015 en tant qu’acteur, il pourrait être nominé en 2019 dans la catégorie des meilleurs réalisteurs.

Cinq ans de travail (dont une année de guitare, piano et voix) et 42 jours de tournage plus tard, Bradley Cooper présente son film pour la première fois au festival de Venise et y reçoit un accueil des plus chaleureux (standing ovation de 8 minutes).

Il faut admettre qu’il a appris des plus grands (Clint Eastwood, …) et sait s’entourer :

Tous deux nominés aux Oscars (resp. 1 et 3x).

J’ai failli oublier : chaque performance dans ce film est « live »

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Me Before You

Ci-dessous, je vous propose mon texte d’introduction donné à mon Ciné-Club.

Après quelques mots sur le long métrage, je me permettrai de vous raconter une histoire, parce qu’en fait, je n’ai pas grand chose à vous dire sur le film. Il s’agit d’une très jolie histoire dans laquelle l’espoir d’un jeune tétraplégique (ou plutôt l’espoir de ses parents) prend la forme d’une adorable demoiselle au sourire magnifique, voire magique. J’avoue que la scénariste Jojo Moyes m’a surpris avec une fin à laquelle je ne m’attendais pas. Il faut savoir que c’est tiré d’un livre et que l’écrivaine elle-même a réécrit le script pour l’adapter au cinéma. Pas de star, juste une histoire avec :

l’actrice Emilia Clarke, vue dans la série Game of Thrones
l’acteur Sam Claflin, vu dans la saga Hunger Games
le monteur John Wilson connu pour Downtown Abbey et Billy Elliot
la star du film est Craig Armonstrong, compositeur
– Golden Globe pour Moulin Rouge en 2002 

Voici la petite histoire promise au début de mon speech :

Il y a exactement 21 ans et 14 jours, un jeune homme d’une vingtaine d’année a des rêves plein la tête. Il est fan de Tony Rominger, Pascal Richard, Alex Züller et surtout de Miguel Indurain. Son rêve : devenir cycliste professionnel. Pour atteindre son but, il arpente les routes plus de 300 heures par année et roule entre 10 et 12’000 km chaque année. Le 9 février 1997, en plein entraînement, le destin de ce jeune homme se brise, il tombe, c’est la chute. Il se brise non seulement son destin mais également sa colonne vertébrale et voit son rêve s’en aller. Il se voit finir ses jours ses jours sur d’autres roues, celles d’une chaise roulante.

Après plusieurs semaines alité, accompagné de douleurs atroces, notre jeune homme est transféré dans une clinique de rééducation spécialisée dans les paralysies médullaires. Il est amené à réfléchir. Est-ce qu’il peut imaginer une vie sans vélo ? Sans jambes ? A-t-il envie de vivre dans ces conditions ? Il se pose toutes sortes de questions et sent chaque soir avant de s’endormir, une larme lui couler sur la joue lorsqu’il raccroche du désormais traditionnel appel téléphonique de ses parents.

Eh mec !! T’es un sportif, non ? Il faut te battre !! Te laisse pas démonter le moral, lui dit une voix dans sa tête encore endormie. Il décide donc de se fixer un objectif : ça sera un concert.

Un sportif de haut niveau, un cycliste connaît son corps comme personne et sait exactement où se situe la limite entre la douleur de la rééducation et la douleur de la rechute s’il va trop loin. Il passe des heures avec sa physio, travaille comme un forcené pour que sa vie futur ne ressemble pas à un chemin de croix mais à une vie où les petits plaisirs se feront une place de choix. S’émerveiller devant une petite fleur, un rayon de soleil qui traverse les nuages, une jolie robe rouge portée par une jolie fille, ou devant un paysage montagneux. Oui, c’est peut-être moins prestigieux que le sport mais le plaisir de vivre commence lorsqu’on voit ces détails de la vie.

Après plusieurs mois de travail acharné, le jeune homme sortira du Centre de paraplégiques de Nottwil heureusement sur ses deux jambes et ira au concert. Sa moelle épinière n’avait, par chance pas été sectionnée.

Aujourd’hui, plus de 20 ans plus tard, il n’est plus un jeune homme mais une personne qui croque la vie à pleine dent. Il arpente à nouveau les routes sur son vélo, pas pour la compétition, juste pour le plaisir. C’est aussi un passionné de cinéma et est membre de notre Ciné Club. Ce jeune homme, c’est moi.

Merci de m’avoir écouté, bon film.